La RESPIRATION RESILIENTE et le FASCIA


La Respiration Résiliente est un auto-pompage fascial (obtenu par une alternance respiratoire rythmée en expansion-compression), lors d’une posture vertébrale guidée en alignement-allongement, par le berceau.
 

1. Qu’est-ce que le FASCIA ?:

1.1. Définition de sa structure :

Je ne fais qu’un résumé des données actuelles publiées par les scientifiques sur le Fascia (voir leurs références à la fin de ce texte).

Schéma du fascia par J-C Guimberteau
Image réelle d’un genou et de ses fascias

Définition par le Professeur J-C GUIMBERTEAU (2) : « C’est un système collagénique multi vacuolaire d’absorption dynamique ». C’est un chaos fibrillaire enserrant des vacuoles remplies d’eau. Il est un tissu de souplesse et de communication.
Observez bien l’image de ce genou. Et, vous découvrez la complexité de ce réseau de tissus fibreux multiformes, essentiellement gélatineux (équivalent à la crépine du porc, en charcuterie). Il est structuré par des fibres de collagène, et par des fibres d’élastine (capacité à doubler leur longueur). C’est une « dentelle » souple, équivalente à une éponge gorgée d’eau, qui s’infiltre en profondeur dans notre corps, dans les 3 plans de l’espace. Il existe de multiples fascias qui engainent et enrobent les muscles, les articulations, les viscères, le cerveau, la moelle épinière…

Ils sont tous reliés entre eux, et s’insèrent tout au long de la colonne vertébrale, aussi globalement ils forment le « FASCIA », grand organe méconnu… Sans lui, nos muscles perdraient leur forme, nos os perdraient leur stabilité, nos organes dégringoleraient en profondeur, c’est le concept de la tenségrité) …
En plus de sa structure fractale (forme aléatoire comme le flocon de neige), ces scientifiques ont démontré ses qualités extraordinaires de régénérescence.

1.2. Ses qualités et ses propriétés :
  • C’est un véritable organe, complètement négligé jusque-là (20kg du poids du corps chez l’adulte) (2).
  • C’est un lubrifiant de glissement entre les différents plans contigus (par l’acide hyaluronique) (2). Le défaut de glissement entre les différentes couches du fascia engendre des douleurs (4). Par exemple, le passage d’un nerf peut être coincé par un fascia rétracté et devenu complètement adhérent. La libération chirurgicale consiste alors, à le scinder en deux pour libérer le nerf (1).
  • Mais, c’est aussi une « colle » de colmatage, lors de déchirure. Il a un rôle central dans notre santé. Il a une grande capacité de régénérescence, il détoxifie le corps, les tensions, les douleurs, les inflammations, il retexturise les parois (8).
  • C’est un immense réservoir d’eau, selon l’âge ce fascia peut atteindre 70% d’eau (7). C’est une toile de collagène enserrant des perles d’eau (vacuoles). Le drainage de ce liquide fascial évacue d’abord les substances inflammatoires (comme un nettoyage au pressing des tissus), puis le renouvelle et augmente en conséquence sa souplesse (3) (7).
  • Des tensions chroniques du fascia engendrent un sommeil non récupérateur (3).
  • Faire du sport intense crée des micro lésions de ce tissu fascial. Il y a nécessité d’une récupération durant 2-3 jours (7).
  • Il a la possibilité de se contracter, indépendamment des muscles (3). Aussi, il est déterminant dans la réussite ou pas, concernant la coordination et l’harmonie du macro-mouvement. Il est ainsi le véritable socle de toute gestuelle, et la garantie de sa réussite.
  • Les fascias sont parcourus par de nombreux nerfs de la douleur (5). Il est en connexion rapide avec notre cerveau, par le système nerveux autonome (système sympathique) (5) (7). Il communique également avec le centre de notre mémoire de la douleur. En conséquence le stress chronique aggrave les douleurs de dos. Les sujets, ayant un stress élevé ou ayant subi un choc émotionnel important, évaluent leur douleur profonde par un seuil nettement plus élevé (10).
  • Il emmagasine aussi de l’énergie, comme une batterie (2).
  • C’est le premier organe sensoriel du corps (6) (7), à lui seul il a beaucoup plus de capteurs de mouvement, de récepteurs de la douleur que ceux des muscles et des articulations réunis. Notre mental a la capacité de percevoir dans le détail, toutes ces informations profondes et tous ces micromouvements. C’est le lien entre notre corps et notre esprit.
  • En plus, ce Fascia a une mémoire affective. Il mémorise tout ce que nous vivons, et en particulier nos douleurs physiques et souffrances mentales. C’est notre 2ème cerveau. (9) (10)
1.3. Son fonctionnement :
  • Le Fascia possède 6 à 10 fois plus de capteurs, de récepteurs que la peau, les muscles…
  • Il a une forme fluctuante, autonome qui adapte en permanence les contraintes internes liées à l’attraction terrestre, aux postures statiques, et aux mouvements…
  • Le Fascia nous écoute, il est extrêmement sensible aux vibrations, aux sons. C’est notre intelligence corporelle qui arrive dans un monde qui va baigner dans l’intelligence artificielle.
  • Par ses attaches sur la colonne vertébrale, décomprimer la colonne vertébrale par une expansion axiale c’est le manipuler, le défroisser, le malaxer, non pas seulement en ligne droite mais aussi par des rotations (par les ceintures).
1.4. Les différentes techniques qui sollicitent le fascia

Il existe des gymnastiques sportives qui ciblent plus spécifiquement ce fascia : Yoga, Qi Gong, Taï Chi, Pilates, Rolfing…

Il existe des techniques de soins, pour ce fascia :  Massage (MFR), massage avec des balles ou des rouleaux (Rolfing), l’Acupuncture, la Kinésithérapie, l’Ostéopathie, la Thérapie manuelle, la Fasciathérapie …

L’efficacité du travail sur le fascia est obtenue par la douceur des manœuvres, en pression ou en étirement, et par la lenteur des postures.

« Grâce à la recherche sur le Fascia, on sait qu’il est le siège de maladie et de douleur jusqu’alors inexpliquées. Mais on sait aussi qu’il constitue une source potentielle de guérison »
 

2. La RESPIRATION RESILIENTE

2.1. Les Effets de la Respiration Résiliente sur le fascia
  • La grande efficacité pour relaxer ce fascia est nécessairement l’horizontalité du corps (inversion des effets de l’attraction terrestre). La guidance par le berceau vertébral améliore encore son alignement et son allongement.
  • L’auto- pompage fascial réalisé par les expressions respiratoires sur la « guirlande vertébrale » joue alternativement sur cette « éponge fasciale » gorgée d’eau. En fin de journée, le drainage de ce liquide fascial « usé » évacue d’abord les substances inflammatoires, puis le renouvelle et facilite la régénération d’une nouvelle structure collagénique. C’est la Récupération ou la Résilience.
  • Cette facilitation des micromouvements intra-fasciaux induit le relâchement musculaire, articulaire, nerveux, une décompression discale, une activation de la circulation sanguine et lymphatique, une sensation ressentie de Bien-être.
  • L’écoute de toutes les informations sensorielles plus ou moins profondes devient facile. Toutes ces sensations exprimées et perçues au sein de ce tissu fascial sont comme réfléchies par le berceau vertébral (qui rend l’ambiance interne manifeste, et plus concrète). Alors, votre conscience devient complètement informée de toutes ces informations plus ou moins profondes.

Votre mental écoute, voit, ressent, perçoit et comprend finalement tout ce langage en signaux expressifs. Cela lui donne la capacité de communiquer, d’échanger, puis de moduler l’intensité de toutes ces informations, enfin il peut abaisser les seuils de tension, de douleur, et d’inflammation.
Votre mental prend les rênes du corps physique et psychologique.

  • Toutes ces expériences sur le berceau vertébral conduisent à la RECUPERATION (intégrale), celle du Bien-être, par la Relaxation ou la Méditation.
2.2. La Régénérescence par la Respiration Résiliente
  • A 20 ans, 6 à 8h de sommeil suffisent à rééquilibrer le fascia, dans ses tensions et ses compressions consécutives aux activités diurnes (la tenségrité est redevenue harmonieuse).
  • La pratique répétée et intense du sport, ou les postures statiques et prolongées au travail, ou encore l’exposition chronique au stress… ne permettent plus cette récupération intégrale du fascia. Le déficit de glissement, l’enraidissement, les douleurs, les inflammations s’installent.
  • La posture sur le berceau facilite un retour à la souplesse du fascia, en facilitant le glissement entre ses différents plans, en déployant les espaces hydriques des vacuoles ou « perles de rosée ».
  • La pratique quotidienne de la Respiration Résiliente, sur le berceau vertébral sollicite en permanence ce fascia, avec un « l’effacement » des tensions et compressions excessives, un entretien de l’expansion naturelle de la colonne vertébrale (celle consécutive au sommeil récupérateur, référence à KAPANDJI).
  • Mobiliser ce fascia, c’est aussi le solliciter dans ses 2 expressions, physique et mentale. Grâce au berceau vertébral (réflecteur de sensations), votre « caméra mentale » focalise et maîtrise beaucoup mieux l’ensemble de ce tissu. Votre conscience a la capacité de voir, de ressentir, d’écouter tous ces micromouvements qui sont l’expression de la vie, au plus profond de vous-même. C’est de la détente, grâce à la relaxation physique, mais c’est aussi par le mental mis sous contrôle induisant le barrage des pensées négatives (méditation). Ces mécanismes de récupération stimulent essentiellement le système nerveux parasympathique (apaisement des fréquences cardiaque et respiratoire, ralentissement du métabolisme) et facilitent la régénérescence naturelle et quotidienne du fascia.
  • Les postures sur le berceau vertébral ne sont pas qu’un simple travail d’étirement, mais bien plus, une écoute puis une conduite sensorielle des micromouvements induits par la respiration. Alors, vous activez toutes les capacités extraordinaires de ce tissu, en détoxification, en dés-inflammation, en anti-douleurs, et en régénérescence.
  • Les sollicitations guidées et douces du fascia en posture horizontale sur le berceau (environ 20 mn) correspondent à une récupération accélérée (celle naturelle de nos 20 ans, mais lors d’une nuit de 6 à 8h) soit en ciblant le physique (Relaxation), soit en ciblant le mental (Méditation).
 

3. Les publications scientifiques récentes sur le Fascia :

  • 1. ANTONIADIS Gregor : Neurochirurgien Université ULM
  • 2. GUIMBERTEAU Jean-Claude : Professeur et Chirurgien spécialiste de la main, et pionnier de la biologie cellulaire. Institut aquitain de la main BORDEAUX
  • 3. KLINGLER Werner : Physiologiste Université ULM
  • 4. LANGEVIN Hélène : Professeure au département des sciences neurologiques du Collège de médecine de l’Université du VERMONT. A Boston il y a 10 ans, elle participe au 1er congrès international sur le « Fascia ». Elle étudie les effets de l’acupuncture sur les fascias.
  • 5. MENSE Siegfried : Professeur d’Anatomie, Faculté de Médecine de MANNHEIM
  • 6. MYERS Thomas : Thérapeute manuel dans le MAINE (USA), auteur de « Anatomy Trains »
  • 7. SCHLEIP Robert : Chercheur et Thérapeute manuel. Université de GUNZBURG
  • 8. STECCO Carla : Professeure d’anatomie, auteure « Atlas des Fascias », Université de PADOUE
  • 9. TESARZ Jonas : Médecin Psychologue CHU HEIDELBERG
  • 10. Jan WILKE Jan : Spécialiste du sport et des chaînes musculaires, FRANCFORT

 

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